1.
Enseignements
septembre 1993 - juin 1994 :
Enseignante au Collège-Lycée de Patmos (Grèce).
Matières : Grec moderne et ancien, littérature,
histoire.
septembre 2002 - juin 2003 :
Chargée de cours, département d’Histoire, Université
de Toulouse-Le Mirail (61 heures).
- cours magistraux :
a)
Licence d’Histoire, « Anthropologie de la
mort » (24 heures).
b1)
Licence de Sociologie, « Femmes et religions en
Europe » (12 heures).
- travaux dirigés :
c1)
DEUG de Sociologie, « Introduction à
l’ethnologie » (25 heures).
septembre 2003 - août 2004 :
ATER (demi-poste), département de Sociologie, Université de
Toulouse-Le Mirail (75 heures).
- cours magistraux :
d1)
Licence d’Anthropologie, « Anthropologie
politique » (24 heures).
b2)
Licence de Sociologie, « Femmes et religions en
Europe » (12 heures).
e1)
DEUG de Sociologie, « Introduction à
l’ethnologie » (2 heures sur
« Anthropologie politique »).
- travaux dirigés :
c2)
DEUG de Sociologie, « Introduction à
l’ethnologie » (37 heures).
septembre 2004 - août 2005
ATER (demi-poste), département d’Histoire, Université
de Toulouse-Le Mirail (75 heures).
- cours magistraux :
d2)
Licence d’Anthropologie, « Anthropologie
politique » (24 heures).
b3)
Licence de Sociologie, « Femmes et religions en
Europe » (14 heures).
e2)
DEUG de Sociologie, « Introduction à
l’ethnologie » (12 heures).
- travaux dirigés :
c3)
DEUG de Sociologie, « Introduction à
l’ethnologie » (25 heures).
Tutorat
(Maîtrise et Master en ethnologie) :
Année 2003-2004 : Maîtrise sur le spiritisme pratiqué
par les jeunes en France.
Année 2005-2007 : Manto Papadopoulos, Master 1 sur la
musique grecque de Rebetiko et sa reconstruction mythique
par un groupe de jeunes à Toulouse.
Présentation
analytique des cours
a
En collaboration avec des collègues historiennes (Michelle
Fournié et Sandra La Rocca), j’ai donné un cours sur
« L’anthropologie de la mort », où
j’ai mis en évidence les procédures de
« fabrication » de l’au-delà : la
construction pour les morts d’un temps distinct et
d’un espace différent aussi bien sur terre que dans
le ciel. J’ai essayé de faire penser les étudiants
sur les différentes catégories de morts (saints, défunts
ordinaires ou revenants) et aussi sur la manière dont
on établit des canaux de communication avec eux (officiels
comme les messes ou informels comme les rêves), qui
permettent d’intervenir sur leur destin posthume. Les
cours portaient sur le Christianisme en Europe, en
examinant tant la période médiévale que contemporaine, et
en s’intéressant à des questions d’actualité
comme les pratiques funéraires des musulmans immigrés en
Europe. Sous ma direction, les étudiants ont présenté à la
fin du semestre une enquête de terrain sur la Toussaint.
Plan de cours :
1. Les rites de passage, de A. Van Gennep à Victor Turner
2. Les « bons morts » : Martyrs, saints, héros
3. La « mauvaise mort » : les revenants
4. Le temps de la mort : la mesure du deuil et
l’éternité
5. La topographie de la mort : du cimetière au Paradis
6. Femmes et pratiques funéraires
7. Reliques
8. Mourir loin de chez soi : les immigrés musulmans en
Europe
b1,
b2, b3
Le
cours sur le thème « Femmes et religions en
Europe » s’inscrit dans un module européen
assuré parallèlement en France, Angleterre, Espagne,
Finlande et Norvège par des équipes interdisciplinaires.
Pour l’année 2002-2003, je l’ai fait en
collaboration avec Nicky Lefeuvre, Sylvie Chaperon et
Nathalie Lapeyre ; et pour les années 2003-2004 et
2004-2005, en collaboration avec Nicky Lefeuvre, Muriel
Andriocci et Nathalie Lapeyre. Centrée sur les trois
confessions chrétiennes, mon intervention visait à montrer
que le Christianisme, dont bien des étudiants ignorent les
bases les plus élémentaires, continue d’influencer
leur manière de penser le féminin et le masculin, et cela
au travers de comportements et de stéréotypes qui
n’ont plus aujourd’hui un caractère religieux
immédiatement reconnaissable. J’ai aussi traité la
place des femmes musulmanes et juives en Europe, ainsi que
les différents courants à l’intérieur des trois
religions du Livre, du féminisme américain jusqu’aux
expressions fondamentalistes. Je me suis donc inspirée
autant des études de Mary Douglas sur la pureté, de
Françoise Héritier sur les humeurs du corps et le genre que
d’une sociologue turque, Nilüfer Göle, qui a beaucoup
travaillé sur la question du foulard.
Plan de cours :
1. Présentation des religions du Livre : Judaïsme,
Christianisme et Islam
2. La Genèse et la chute du Paradis : une première
explication de la discrimination sexuelle
3. Sexualité et virginité
4. Aux marges de l’institution, la sainteté féminine
5. La place des femmes dans la hiérarchie religieuse
6. Féminisme, sécularisation et intégrisme : pluralité des
attitudes religieuses
7. Femmes, religion et migration en Europe
c1,
c2, c3
Ces
travaux dirigés sur l’« Introduction à
l’Ethnologie », qui accompagnaient le cours
magistral (voir e1 et e2), visaient à montrer aux étudiants
les différentes méthodes et questionnements de
l’anthropologie. Aux deux premiers cours, des textes
de B. Malinowski étaient donnés aux étudiants et commentés
en cours, sur les méthodes d’enquêtes de terrains.
Par la suite, les étudiants devaient choisir parmi une
liste de textes, et présenter un exposé oral ainsi que
développer à l’écrit leur réflexion sur certains de
ces textes.
d1,
d2
Pour
le cours d’« Anthropologie politique », je
traitais à la fois de terrains exotiques (l’analyse
des castes en Asie du sud ou de la royauté divine en
Afrique) et de thèmes concernant l’organisation
politique du monde occidental (le clientélisme en
Méditerranée ou la relation entre religion et politique
dans la fondation des États-Unis).
Plan de cours :
1. Les principales notions de l’anthropologie
politique
2. Pierre Clastres « La société contre
l’État » et ses critiques
3. Sociétés segmentaires ou l’« anarchie
ordonnée » selon E. Evans-Pritchard
4. L’État et les hypothèses concernant ses origines
et son développement
5. La royauté sacrée en Afrique et en Europe médiévale
6. Les castes en Inde selon Louis Dumont et ses critiques
7. Religion et politique
8. Le colonialisme
9. Nationalisme et clientélisme
e1,
e2
Le
cours de DEUG « Introduction à
l’Ethnologie », que j’ai présenté en
collaboration avec M. Albert-Llorca, visait à montrer aux
étudiants les spécificités du questionnement
anthropologique des sociétés, tant au niveau des méthodes
que du type de construction d’objet qui est opéré.
J’insistais, en particulier, sur le rapport entre
l’ethnologie des sociétés proches et lointaines, en
essayant de montrer l’évolution de la discipline.
J’ai ainsi mis en parallèle les travaux d’E.
Evans-Pritchard sur les Nuer avec les travaux de Michael
Herzfeld sur une communauté pastorale de Crète.
Plan de cours (2004-2005) :
1. Présentation des Nuer : système économique et
milieu naturel
2. Organisation politique et sociale des Nuer :
sociabilité et échelles de violence
3. Présentation des bergers crétois : système
économique et milieu naturel
4. Organisation politique et sociale des bergers
crétois : voler des animaux pour se faire des amis
5. Évolution des méthodes anthropologiques d’E.
Evans-Pritchard à M. Herzfeld
Projet
pédagogique
Pour
la préparation de mes cours, je m’appuie à la fois
sur des études récentes et sur des « classiques »
de l’anthropologie sociale et historique, ainsi que
sur mes propres travaux. Le fait d’avoir travaillé
dans des équipes pluridisciplinaires (avec des historiens
et des sociologues, principalement) m’a également
beaucoup appris. Mon parcours universitaire et mes
recherches, ainsi que la possibilité de consulter aisément
des travaux en trois langues (français, anglais et grec),
m’ont permis d’acquérir une ample connaissance
de la littérature anthropologique, que j’essaie de
transmettre aux étudiants. Je suis cependant convaincue que
nous devons leur communiquer, non seulement la connaissance
des méthodes et des concepts anthropologiques, mais aussi
les débats auxquels ils donnent lieu et les interrogations
auxquelles la recherche les soumet sans cesse. Dans ce but,
j’ai souvent invité les étudiants à confronter
diverses études -de différentes écoles théoriques et
appartenant à des traditions nationales distinctes- sur un
même objet. À cet égard, l’apport d’une
expérience personnelle de recherche me paraît essentiel.
Ainsi suis-je favorable à des contrôles de connaissance
« créatifs », sous la forme d’enquêtes
conduites sur des terrains accessibles et bien ciblés, dès
le premier cycle du cursus universitaire. J’ai
appliqué ce principe dans le cadre du cours sur
l’anthropologie de la mort, où les étudiants
présentaient à la fin du semestre une enquête sur la
Toussaint, menée principalement dans le cadre de leur
famille, tout en les obligeant à prendre contact avec des
passants dans les cimetières et d’assister à des
offices religieux, pratiquant ainsi l’observation
participante. Les étudiants peuvent ainsi s’investir
personnellement et appliquer les principes théoriques
d’un cours sur des terrains concrets. Ils saisissent
mieux les inévitables tâtonnements de toute recherche, ce
que je tente de leur faire percevoir en évoquant mes
propres investigations.
2.
Communications dans des séminaires
Interventions
dans des universités étrangères
2006
« Le structuralisme en France : méthode appliquée
à l’analyse d’une fête religieuse grecque
(Nissyros) », présenté dans un séminaire
d’anthropologie de premier cycle d’Ilya Iliev,
Université de Sofia (Bulgarie) « Saint Kliment
Ohrisdki », le 14 avril, en français.
2008
« L’initiation aux rôles sociaux des deux sexes
lors des fêtes religieuses en Grèce (Nissyros,
Ipati) », présenté dans un séminaire
d’anthropologie de premier cycle de Katerina Markou,
dans le cadre d’un programme pluridisciplinaire sur
le thème « Genre et sciences sociales »,
Université de Crète (Grèce), le 27 mars, en grec.
2009
Deux cours en anglais sur les Orthodoxes des Balkans dans
le cadre du Konitsa Summer School in Anthropology,
Ethnography and Comparative Folklore of the Balkans, les 5
et 6 août, puis organisation d’enquêtes de terrain
avec les étudiants dans la région frontalière entre Grèce
et Albanie.
Interventions
dans des séminaires de DEA (Toulouse-Le Mirail)
1997
« Entre le politique et le religieux : le cas de
Tinos », intervention dans le cadre du séminaire de
J-P. Albert, « Anthropologie du Christianisme : le
Christianisme et les identités nationales (XIXe-XXe
siècle) », EHESS - Toulouse, le 5 mai.
1999
« Une biographie ethnographique. La vie
d’Andreas Nenedakis analysée par Michael
Herzfeld », intervention dans le cadre du séminaire de
DEA de M. Albert-Llorca, « L’individu »,
Université de Toulouse - Le Mirail, le 21 avril.
2003
« Honorer les morts dans la Grèce
contemporaine », présenté lors de la Journée
d’étude du Tronc Commun (Archéologie -
Anthropologie), sur le thème Les pratiques
funéraires : dépôts, offrandes et usages alimentaires
rituels au Centre d’Anthropologie de Toulouse, le 14
février.
Interventions
dans des séminaires de recherche
1999
« Les Grecs modernes croient-ils à leurs mythes
? », intervention dans le cadre du séminaire de
chercheurs dirigé par A. Ballabriga, sur le thème Approches
anthropologiques du rire, EHESS – Toulouse, le 10
décembre.
2003
« Légendes, rituels et anticléricalisme en
Grèce », présenté dans le cadre du séminaire de
chercheurs dirigé par M. Albert-Llorca, A. Ballabriga, et
C. Vassas, sur le thème Approches anthropologiques du rire,
EHESS - Toulouse, le 23 mai.
2006
« Tinos, le plus grand pèlerinage grec : de la
religion populaire aux relations internationales »,
présenté dans le groupe de recherche « Orthodoxies en
Europe » dirigé par Antonela Capelle et Kathy
Rousselet, au Centre d’Études et de Recherches
Internationales (CERI), le 5 octobre.
2006
Présentation de mon livre Le culte des icônes en Grèce lors
du séminaire « Ethno de 5 à 7 » à la
Maison Méditerranéenne des Sciences de
l’Homme,
en Aix-en-Provence, le 20 octobre.
Interventions
devant un public non spécialisé
2007
« Tinos, un sanctuaire et un pèlerinage orthodoxe en
Mer Égée », exposé avec PowerPoint présenté à la
Société Géographique de Toulouse, le 21 octobre.
(publication dans le Bulletin de la Société de Géographie
de Toulouse)
2008-2009
Cycle de six conférences à l’Université du Temps
libre (Toulouse) entre le 11 décembre et le 2 février, sur
le thème Religion et modernité en Grèce
contemporaine :
- Les formes de la religiosité populaire : iconostases,
chapelles privées, ex-votos.
- Rituels funéraires : comment commémorer les morts?
- Le rôle des laïcs dans les fêtes religieuses
- Femmes et pratiques religieuses.
- Le monachisme et la tradition orthodoxe.
- La sainteté et son rôle dans la société grecque.